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Mouvement Démocrate (National)


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La Politique et la politique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Franck-Olivierr Bonnafé   
Samedi, 13 Décembre 2014 16:26

Alors que François Hollande vient de bousculer son agenda afin de rencontrer Vladimir Poutine, une fois de plus se pose la question de la crédibilité de la diplomatie européenne. Loin de moi l’idée d’utiliser cet exemple comme un argument supplémentaire tendant à prouver l’échec de l’Europe à mettre sur pied la moindre initiative commune, en diplomatie comme dans tant d’autres domaines.

L’initiative de François Hollande, si elle sert bien sûr nos intérêts propres en plaçant la France à la manœuvre, n’en demeure pas moins une très bonne opération pour les occidentaux en général et pour les européens en particulier. Elle laisse à un pays, allié historique de la Russie et engagé par des liens commerciaux particuliers, le soin d’offrir à Vladimir Poutine la possibilité de sortir de la spirale de tensions toujours plus fortes entrainée par la crise ukrainienne. En se déplaçant à Moscou, François Hollande cherche à jouer la main tendue en replaçant la Russie et son président dans la position d’acteur diplomatique responsable. L’économie russe est durement touchée par les sanctions imposées par les occidentaux, mais l’Europe n’a aucune envie de voir la Russie se détourner durablement d’un partenariat économique et plus globalement d’un partenariat stratégique avec elle. L’Europe, qui impose des sanctions, ne peut pas établir de relations normalisées avec le Kremlin ; l’initiative, vraisemblablement concertée de la France, est donc . . .

une excellente opération pour elle.

Pourtant, si nous ne pouvons que nous féliciter de cette démarche, elle n’est que trop révélatrice de la faiblesse européenne en matière de diplomatie. Comment se satisfaire d’une stratégie des petits pas et des arrangements quand tant de situations de tensions dans le monde exigent des réponses coordonnées entre les grands acteurs du monde. Une grande partie des observateurs de ces troubles s’accordent à trouver pour le moins saugrenus les engagements militaires individuels des pays européens dans les grands conflits. Pour exemple, la présence de la France seule, ou presque, au Mali ou en République Centrafricaine se justifie-t-elle par la défense d’intérêts qui ne seraient que français ? L’implication française et britannique dans les frappes contre l’« Etat » Islamique en Irak n’a-t-elle pour but que de défendre les positions de la France et de la Grande Bretagne dans la région. Assurément non. Les théâtres sur lesquels nous nous engageons sont ceux de jeux complexes dans lesquels l’Europe toute entière a beaucoup à perdre. Une Défense européenne aurait toute sa place dans la lutte contre les extrémismes qui se développent dans un croissant immense qui encercle l’Europe au Sud et au Proche et Moyen-Orient. Mais cette Défense européenne ne peut exister sans qu’ait été mise sur pied une diplomatie européenne. Qui imagine un seul instant regrouper les forces armées des 28 sans avoir défini au préalable les règles politiques présidant à la projection de ces forces ? Aujourd’hui quelques pays portent l’effort militaire de l’Europe, chacun agissant d’abord pour son propre compte et sous l’influence de sa propre diplomatie, de sa propre conscience des enjeux.

La mise sur pied de la diplomatie européenne est plus que jamais nécessaire. Ceux qui prônent moins d’Europe font mine de ne pas se rendre compte que le déclassement guette ceux qui n’accepteront pas de travailler en bonne intelligence au sein d’une Union qui doit progresser, certes, mais qui est une construction précieuse pour protéger les français et plus largement tous les européens. Critiquer l’Europe qui empêche d’avancer ceux qui innovent et investissent, critiquer cette Europe là ne doit pas conduire à souhaiter la fin de l’Europe, mais plutôt à souhaiter la construction d’une Europe qui se concentre sur les grands enjeux. L’Europe qui voit loin, qui anticipe et qui protège, sans s’occuper des sujets qui peuvent être traités au plus près du terrain. Elle est là la vraie ligne de fracture politique désormais.

Pendant ce temps, à Paris, les « grands » partis cherchent désespérément à rassembler. Rassembler leurs familles politiques qui se déchirent entre frondeurs et partisans du social-libéralisme, entre droite forte, droite gaulliste et droite sociale. Ils n’ont pas fini de chercher à rassembler, car ce n’est plus depuis longtemps une question d’un peu plus de droite ou de beaucoup plus de gauche. Au sein de chacun de ces partis, la grande querelle est celle de l’Europe et du courage d’aller plus loin dans une intégration raisonnée, c’est-à-dire une intégration plus forte sur les sujets prioritaires : économie, diplomatie, défense, et moins prescriptive sur les sujets du quotidien. Hélas, le système représentatif français est à bout de souffle : la désignation de notre assemblée nationale, du fait du système électoral actuel, sclérose la représentation nationale dans un face à face droite gauche dont il est vital de sortir. Nous avons déjà perdu trop de temps dans ces luttes de partis qui empêchent la France et l’Europe d’avancer. Combien de temps encore la politique entravera-t-elle la Politique ?

 

 

Mise à jour le Samedi, 21 Mars 2015 16:41
 

Commentaires 

 
+1 #1 L'Europe du Citoyen pour le Citoyen — (par Patrick BONNAFE) 28-12-2014 10:11
Vive l'Europe !
Mais stop à cette europe destructive. Halte à ces réglementations souvent absurdes qui entravent la vie et la créativité du citoyen. A croire que nos euros députés ne sont pas sensibilisés par les difficultés que nous vivions. A croire qu'ils ne sont pas à la hauteur des tâches pour lesquelles ils ont été élus. Halte à cette europe Mastrichienne qui a proné une europe économique avant de construire cette Europe sociale qui harmoniserait les législations en une seule législation européenne et mettrait réellement en route une Europe de l'Union.
Une Europe du citoyen pour le Citoyen.