Accueil
 
Une autre vie est possible PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Marie-Jeanne Chevallereau   
Dimanche, 09 Septembre 2012 11:15

La rentrée s’affiche sous le signe de la morosité, tant les perspectives sont incertaines, voire sombres.
 
Et pourtant, l’heure n’est pas à la résignation mais au combat, car même si nous sommes loin de maîtriser bien des aspects de notre avenir, il tient à nous, individuellement et collectivement, de mettre notre énergie et notre imagination à la recherche de solutions nouvelles. Ce n’est pas dans une opposition systématique stérile que nous les trouverons mais dans le dialogue et l’échange.

Dans son nouveau livre « Une autre vie est possible », Jean-Claude Guillebaud, écrivain et journaliste, dénonce le pessimisme ambiant, « la sinistrose ». C’est le sujet de sa récente interview dans l’émission « Parenthèse » sur France Inter. Face à la sinistrose, il suggère deux attitudes, la colère et le courage, les « deux enfants de l’espérance » selon Saint Augustin. Oui, une autre vie est possible et déjà en route car d’innombrables initiatives émergent partout, dans la société civile, dans le monde associatif. Faut-il encore savoir les reconnaître : Jean-Claude Guillebaud cite Gandhi, « un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit, une forêt qui germe ne s’entend pas ».
Un entretien de 9 minutes rafraîchissantes, que vous pourrez retrouver dessous  ou directement sur le site de France Inter.

 

 

 
Volonté, Conviction, Avenir PDF Imprimer Envoyer
Écrit par François Bayrou - 30 juin 2012ntal Modem12   
Dimanche, 01 Juillet 2012 10:36

En clôture du Conseil national du Mouvement Démocrate, qui se tenait samedi 30 juin, François Bayrou a réaffirmé sa volonté "d'enraciner le Centre indépendant dans la vie politique", tout en ayant "une démarche constructive et de dialogue".

Le leader centriste a d’abord tenu à honorer la mémoire du député et dirigeant de Terra Nova, Olivier Ferrand, mort brutalement ce matin. "C’était un jeune homme brillant, talentueux et entreprenant, qui représentait la sensibilité sociale-démocrate du Parti socialiste. Il nous manquera à tous", a-t-il exprimé avec émotion.

François Bayrou est ensuite revenu sur le Conseil national du Mouvement Démocrate qui s’est tenu toute la matinée : "Nous avons eu quatre heures de débats, avec un sentiment partagé quant à l’avenir de ce mouvement. Les résultats des élections législatives furent difficiles. Ils ont découlé de la bipolarisation de la présidentielle et de mon choix d’entre-deux tours. Je reste toutefois convaincu que la mission d’un homme politique est de savoir prendre des risques, quand il pense que l’essentiel est en jeu. Jamais, à aucun instant, à aucune minute, je n’ai dissimulé la vérité de la situation aux Français car je sais que seule la vérité fondera l’avenir. De jour en jour, apparaît le choc entre la réalité du pays et les promesses faites pendant la présidentielle. Nous voyons que l’augmentation du SMIC ne correspond qu’à quelques centimes. Nous voyons que les coupes dans les crédits seront sévères, on nous annonce une réduction de 7% des crédits d’intervention de l’État. Dans quelques mois, les Français se demanderont donc qui leur avait dit la vérité et la réponse sera certaine", a-t-il analysé avec conviction.

"La France va se trouver devant une remise en cause profonde de tous ses modèles. Face à cela, il y a un débat dans nos rangs, entre ceux qui pensent que notre responsabilité est de glisser vers la gauche, de glisser vers la droite ou de ne pas glisser. Je ne vous cache pas que je suis de ceux qui refusent de glisser, de ceux qui veulent au contraire renforcer notre liberté et ainsi notre enracinement dans la vie politique française. Si on se rallie, on perd sa liberté. Sans liberté, il n’y a pas d’existence", a poursuivi François Bayrou. Le président du Mouvement Démocrate a toutefois rappelé son ouverture au dialogue "avec quiconque considère qu’il est légitime de dépasser les réflexes partisans et sectaires". "Nous parlerons avec des groupes qui sont dans la majorité présidentielle, comme avec des groupes qui sont dans l’opposition", a-t-il souligné. "Nous pouvons trouver des alliances. L’alliance de deux libertés n’est pas une aliénation. Mais pour s’allier, il faut exister", a revendiqué le président du Mouvement Démocrate.

Pour François Bayrou, la question de l’organisation de ce mouvement est posée. "Je continuerai à assumer la présidence qui m’a été confiée. J’ai toutefois l’intention de prendre du recul, car il est nécessaire que je trouve une autre manière de m’exprimer. Je me concentrerai ces prochains mois sur les sujets essentiels, au premier rang desquels je place l’horizon européen de la France. Je suis l’un de ceux qui ont le plus réfléchi au fédéralisme. Ce mot n’est pas compris par nos concitoyens comme il devrait l’être. J’interviendrai donc sur ce sujet. La réaction aux actualités du pays sera assurée par Marielle de Sarnez, notre porte-parole Yann Wehrling et nos vice-présidents. Enfin, nous allons mener un travail important de ressources humaines, en vue des scrutins locaux et en particulier des municipales de 2014. Ce travail sera coordonné par Marc Fesneau, qui s’entourera pour cela de jeunes responsables politiques", a précisé le leader centriste.

"Je tiens à notre démarche de mouvement politique, et non de parti, car elle est plus ouverte. En ce sens, je reviendrai ces prochains jours vers tous mes soutiens de la présidentielle, afin que nous avancions ensemble", a-t-il par ailleurs ajouté. "Ma nature à moi, c’est la loyauté avant toute chose. Le pays fera de ce pacte de vérité la fondation d’une volonté nouvelle", a conclu François Bayrou.

 

 
Déclaration François Bayrou à l'occasion du second tour des élections législatives. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Délégué Départemental   
Dimanche, 17 Juin 2012 20:11
 JeFrançois Bayrou voudrais d'abord saluer la victoire de Jean Lassalle dans la 4ème circonscription et Thierry Robert, élu à la Réunion. 
 
Les électeur de notre circonscription ont tranché, je veux leur dire avant tout, parce que je crois à la démocratie que je respecte leur décision et que, béarnais parmi les béarnais, je continuerai à vivre au milieu d'eux. Ce choix va m'entrainer à changer la forme de mon engagement. A prendre le recul qui s'impose quand on a pas réussi, momentanément tout du moins, à convaincre les siens. Toute ma vie je me suis battu avec dans la tête et dans le coeur des idées qui n'ont jamais changées. La politique a besoin de valeurs et le peuple a besoin de vérité, le pays a besoin d'unité. Pour qui partage ces convictions, les adversaires sont nombreux et pressants : sectarisme, cynisme, illusions, fausses promesses, mensonges, divisions, esprit partisan. Contre ces adversaires qui ont 100 visages j'ai perdu et nous avons perdu une bataille mais l'heure de vérité viendra et la réalité va s'imposer comme un juge de paix. Il se passera peu de temps avant que le peuple français ne se rende compte vers quelles impasses ont l'a mené et avant qu'il n'exige des institution rééquilibrées, des hommes d'état à l'esprit ouvert, une politique de courage et d'imagination. Ce jour où ils l'imposeront, je serai et nous serons au milieu d'eux pour que vive la France.
 
 
 
Le Centre pour la France PDF Imprimer Envoyer
Écrit par François Bayrou   
Jeudi, 10 Mai 2012 18:30

François Bayrou a présenté la démarche des candidats du "Centre pour la France" lors des élections législatives, lors d'une conférence de presse, jeudi 10 mai à Paris.

Seul le prononcé fait foi.



L’élection présidentielle a livré son verdict. François Hollande a été élu, et Nicolas Sarkozy a organisé la transition comme elle devait l’être. Les Français ont apprécié ce moment républicain, ce qui prouve qu’il y a dans notre pays aujourd’hui un grand besoin d’apaisement.

Dans cette élection, j’ai pris mes responsabilités. Pour moi, la vie, cela consiste à prendre ses responsabilités. Je l’ai fait, est-il besoin de le dire, sans aucune idée d’intérêt, sans aucune sorte de marchandage. On me dit : vous avez pris des risques ! On va vous le faire payer et vous désigner comme cible. Je l’accepte. J’assume cela. J’ai pris cette décision, parce que je considérais que l’essentiel se trouvait en jeu, qu’au bout du compte, malgré mes réserves sur bien des points, l’alternance offrirait une chance nouvelle au pays.

Et notre marque de fabrique, à nous, c’est que nous ne faisons pas de la politique comme un marchandage : nous faisons de la politique comme un engagement. Et nous pensons que le courage est nécessaire à l’engagement. Or l’engagement, et le courage, c’est précisément ce qu’il faut à la France. Pas le sectarisme. Car la période que nous allons vivre va être la plus rude, la plus exigeante, que la France ait traversée depuis longtemps.

Je veux vous dire solennellement ceci : la crise vient, plus vite et plus dure qu’on ne l’imaginait ! L’étincelle part de Grèce, mais c’est dans les États endettés de la zone euro, et au premier chef chez nous en France, que l’incendie risque de s’allumer.

Voilà la dure réalité. Cette crise est celle des États surendettés de la zone euro. En finançant à crédit leur train de vie, en dépensant pour le courant et pas assez pour l’investissement, ces pays, et le nôtre, se sont placés dans une situation invivable. La crise qui vient sera la plus rude de celles que notre pays aura traversées depuis la guerre, parce que cette crise risque de menacer d’abord notre modèle social et de services publics.

J’espère que des démarches de croissance seront acceptées par les autorités de l’Union européenne. Mais c’est à l’horizon de plusieurs années. Et elles ne seront acceptées que si, en même temps, les pays cessent de s’endetter, et cela c’est à court terme. Et comme dans toute crise, ce sont les catégories les plus fragiles qui risquent d’être les premières atteintes. Il est très important que les gouvernants aient cela à l’esprit.

 
Déclaration de François Bayrou - 3 mai 2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Déclaration de François Bayrou - 3 mai 2012   
Jeudi, 03 Mai 2012 19:11

 (Suite à la prise de position personnelle de François Bayrou, merci aux personnes qui laissent un message sur le répondeur du délégué départemental, de laisser vos coordonnées pour que je puisse vous recontacter qu'il s'agisse d'un message d'approbation ou non).


François Bayrou - BFM-TV 3 mai 2012

  J’ai examiné depuis deux semaines l’évolution du deuxième tour de l’élection présidentielle, au travers de la lettre que j’ai adressée aux deux candidats, de leurs réponses, des interventions publiques et du débat d’hier soir.

Je l’ai fait au nom d’un courant politique qui a été soutenu au premier tour par plus de trois millions de Français. Au sein de ce courant politique, il est des sensibilités diverses, plus à droite, plus à gauche, très au centre. Et c’est naturel : le courant central du pays quand il est soumis au choix impitoyable de la bipolarisation est forcément divers.

Cette diversité, j’y tiens. Elle est notre nature propre. C’est pourquoi je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience. Je sais qu’il y aura des expressions différentes. Et je les respecterai.

Je veux donc vous dire mon jugement personnel.

Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.

Comment en est-on arrivé là  ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale.

Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.

Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais.

Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.

J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme : je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient, que j’ai annoncée, je crois certaine.

Mais je pense que devant cette crise inéluctable il n’y aura qu’une attitude possible : une unité nationale qui réunira des femmes et des hommes venus d’horizons différents, pour permettre au pays de se ressaisir.

Cette unité nationale, elle ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens, une opposition en embuscade contre une majorité dont le seul but est qu’elle se casse la figure. La situation de notre pays, et encore davantage la situation que notre pays va connaître est trop grave pour cela.

Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester. Et je suis certain que le jour venu, il faudra aussi qu’une partie de la droite républicaine soit associée à ce qu’il va falloir faire pour que la France s’en sorte.

Par mon choix, je rends possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale, la vraie mobilisation des Français au service de la France.

Il appartiendra à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays.

S’il en reste à la gauche classique et à son programme, je serai un opposant, dans une opposition vigilante et constructive. Il faudra une opposition constructive, mais déterminée, quand il s’agira d’empêcher les erreurs annoncées.

Il est des moments dans l’histoire où l’engagement devient vital. Je crois que le moment est venu de franchir des pas décisifs : nous devons tous, où que nous soyons, nous dépasser et nous rassembler pour que la France se reconstruise.

 

 (Les choix de mise en forme - caractères gras ou soulignés - est à l'initiative du Délégué départemental)

 

 
<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 6 de 16